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Revue 98-99 été 2020 : Autorité, Pouvoir, Résistances

L’infolettre

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Parvis signe le communiqué « rassemblement-confinement » de NSAE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

NSAE (Nous Sommes Aussi l’Église) souhaite faire entendre sa voix au sujet des conditions très exceptionnelles que vit l’Église catholique, mais aussi tous les autres cultes et confessions, du fait du confinement imposé pour des raisons sanitaires. Cette situation, inédite, pose en effet de sérieux défis à des communautés dont le rassemblement constitue un élément essentiel de la vie de foi.

Nous relevons que si protestants, juifs et musulmans ont compris et admis les adaptations nécessaires, la hiérarchie catholique a cru bon d’émettre des protestations parfois véhémentes, et une frange de prêtres traditionalistes de manifester bruyamment. Nous notons surtout que les manifestations de cette petite rébellion se sont cristallisées sur une certaine représentation de l’eucharistie qui, loin du repas partagé que vivaient les communautés fondées par Paul, se trouve ramenée à un geste et des paroles magiques, et des bénédictions ostentatoires frisant le ridicule. Comme si l’institution catholique n’avait plus rien à dire à ce monde désemparé, plus rien à lui offrir.

Nous remarquons une fois encore que les propos du Pape François analysant le cléricalisme comme cause de bien des maux dont souffre l’Église catholique semblent inconnus de tous ces prêtres pratiquant en privé un tour de magie dont ils sont de fait les vedettes sacralisées. On nous dit qu’aller à la messe n’est pas la même chose qu’aller au cinéma, et c’est vrai, mais on nous sert des vidéos indigentes, pour montrer quoi ?

Cette situation a permis à de nombreux catholiques de réfléchir sur le sens profond de l’eucharistie, et donné lieu à de nombreuses et très riches prises de position. Le cléricalisme ne peut instrumentaliser l’eucharistie, c’est la communauté qui célèbre, non le prêtre seul et il ne peut y avoir de « messe privée ». Le temps des églises vides est celui de la réflexion : de nouvelles formes de vie chrétienne, sur la base de la Parole de l’Évangile, commencent à émerger.

On parle maintenant de permettre de célébrer la Pentecôte (31 mai) sans attendre la date du 2 juin. Souhaitons qu’un arrangement soit trouvé. Mais il convient alors de prendre en considération que nos frères musulmans s’en trouvent discriminés, eux qui doivent célébrer, le 24 mai, la fin du Ramadan. Pendant toute cette période, ils ont pris des dispositions contraignantes pour assurer les actes essentiels de partage, en s’éloignant de la pratique habituelle qui assure la communication personnelle, la communion. Et voici qu’une fois de plus, ils risquent de se sentir traités « autrement ».

Il est de la responsabilité politique de nos gouvernants d’appliquer les règles de la laïcité, y compris en ce qu’elles assurent « le libre exercice des cultes ». Il aurait aussi pu venir à l’idée de la hiérarchie catholique d’engager un dialogue avec les autres confessions, et singulièrement avec les musulmans, pour faire entendre une voix commune qui soit audible. Il serait plus que temps de quitter ce positionnement exclusif, surplombant la société, méprisant ou ignorant les autres. Ce n’est pas un ostensoir qui fera connaître Jésus de Nazareth.

6 mai 2020




C’était en mars 2020…

EN UNION DE PENSÉE ET DE COEUR AVEC CEUX QUI SOUFFRENT ET CEUX QUI PRENNENT SOIN DE CHACUN TANT LE PERSONNEL SOIGNANT QUE TOUS CEUX QUI NOUS PERMETTENT DE CONTINUER À VIVRE AVEC L’ESSENTIEL.

C’était en mars 2020 …
Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.
Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.
C’était en mars 2020 …
Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n’y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.
Mais le printemps ne savait pas, le temps d’aller au jardin arrivait, l’herbe verdissait.
C’était en mars 2020 …
Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.
Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.
Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantant sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d’autres valeurs.
Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s’était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.
Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l’ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

Et c’est là que l’été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

                                                                                                          Trouvé sur Facebook




Parvis Revue n°97 mars-avril 2020 : Communauté, Communautarisme, communion…

L’infolettre :

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La Revue N°96 janvier février 2020 : Avons-nous besoin d’une Religion ?

L’infolettre

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140 personnes ont participé aux 20 ans de Parvis et à l’Assemblée Générale à la Clarté-Dieu -Orsay- 15,16,17 novembre 2019

Une fresque dessinée par Françoise donne le sens des liens tissés dans la diversité :

Comme le temps était à la pluie, la déambulation prévue dans le parc s’est transformée en partage de textes, de poèmes, de pas de danse, de diaporamas, de photos sur les arbres, de chants..

La légende des arbres Yves Duteil

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Le samedi matin cinq ex-présidents nous évoquent le temps de leur présidence :

« Il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant… »

L’intervention de José ARREGUI :

« Les raisons d’avoir confiance, de construire l’avenir en passant le témoin… »

Ses deux interventions seront retranscrites dans une prochaine revue Parvis.

C’est le moment de la bibliothèque vivante dans le cloître avant le repas puis des ateliers après le repas.

Compte rendu de l’atelier NSAE : Partir de la vie pour en faire un chemin de foi…

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Le témoignage du frère Dominique Sornin : 26 ans au Brésil

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Deuxième intervention de José ARREGUI :

« La confiance traverse le vivant de toute créature… Faire confiance à l’univers et à la matière… »

C’est le temps de la Célébration

Livret de la Célébration

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Soirée festive, participative avec le groupe Nomade

Assemblée Générale, le power-point

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Compte rendu de l’Assemblée Générale et du Conseil d’Administration du 17 novembre 2019 :

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Des photos prises par Claude :

https://www.dropbox.com/sh/zhjlu16fsw54uhz/AACHsoRk7sMxs9aD7lWPpOUVa?dl=0




Revue N° 95 : Obéir ou désobéir ?

L’infolettre de la revue :

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Revue N°94 : Que transmettre ? A qui et comment ?

L’Infolettre :

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La foi chrétienne au défi des mutations contemporaines

Texte de Jean-Marie Kohler paru dans le magazine Golias N° 185 en 2019

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Nous sommes dans un temps de passages…

Nous sommes dans un temps de passages

d’un
monde à un autre

« Nous ne savons pas où nous allons

mais nous y allons »

Nous
ne savons pas

quel
sera ce nouveau monde

Nous
en voyons les prémices :

dérèglements
climatiques

dérèglements
économiques

dérèglements
militaires

les
guerres toujours présentes

Il
suffit d’un incident comme en Iran

pour
que des décisions de guerre soient prises

le
radicalisme, le fanatisme

gangrènent
des familles, des peuples…

Les
manifestations continuent

elles
sont à répétition

même
si nous condamnons les violences

nous
constatons de vraies revendications

pour
plus de justice sociale.

Le
pouvoir en place a du mal

à
reconnaître la place des plus fragiles

les
choix financiers passent en premier

les
actionnaires sont privilégiés avant les employés…

Les
idées écologiques

deviennent
essentielles

elles
traversent tous les groupes politiques

mais
elles ont du mal à se concrétiser

à
grande échelle

on
voit bien les tergiversations

les
hésitations du G 20 au Japon

du
G 7 à Biarritz…

Les
intérêts économiques,

l’argent,
l’emportent tout le temps

sur
les choix environnementaux

la
répartition des richesses.

Parfois
des décisions semblent être prises

au
niveau mondial (COP 21)

mais
elles sont enterrées, oubliées

il
n’y a pas de volonté politique

alors
retentissent ces messages des jeunes :

« Il ne s’agit plus d’être écolos

mais d’être vivants »

« Nous venons de naître au monde

cette crise, nous allons devoir vivre
avec

et aussi nos enfants et petits
enfants… »

« A quoi bon suivre une éducation
scolaire

et préparer un avenir

s’il n’y a pas d’avenir… »

Pouvons-nous
croire

à
la créativité des peuples

pour
inventer d’autres modèles ?

l’humain
et la nature

sont
indissociables

l’argent
rend l’humanité folle

on
fait de la croissance

en
épuisant toutes les ressources

en
utilisant le vivant

comme
des machines à produire

Il
faut envisager l’avenir

avec
sobriété et modération

nous
disent Pierre Rabhi, Gaël Giraud, Patrick Viveret…

Il
y a une autre logique à mettre en place

à
partir de la sobriété, la proximité

le
respect du vivant, la protection de la nature

des
nouvelles formes de participations démocratiques…

Et
dans ce contexte, quelle actualisation des Evangiles ?…