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Les personnes « à la rue »…

Le froid revient chaque année, mais  il est vif cette année… Or il n’y a pas de volonté politique pour héberger les personnes sans logement.

Chaque année, le problème est le même, les journaux télévisés remettent à la « une » les personnes qui sont dans la rue, sans logement. Chaque situation est particulière et il n’y a pas de réponse magique.

Les réponses de places au chaud dans des lieux collectifs sont des petites réponses pas adaptées à la situation particulière de chaque personne.

La personne à la rue a une histoire et des particularités qu’il est nécessaire de prendre en compte. C’est d’abord une relation qu’il faut construire avec chacun et chacune. Cette relation sera le support d’une évolution possible en permettant à la personne de s’appuyer précisément sur cette relation pour se reconstruire personnellement et imaginer des petits changements dans son mode de vie.

Ensuite il est nécessaire de proposer des solutions diversifiées car ces personnes ont un mode de vie qui fait partie de leur identité. Comprendre cette identité et la protéger permet de construire les bases de petits changements possibles.

La société, les municipalités ne mettent pas en place un nombre d’hébergements suffisants et adaptés. Des propositions existent mais elles restent souvent collectives, or la promiscuité amplifie les problèmes individuels et les conflits font fuir les personnes.

Des propositions existent et sont possibles mais elles sont en nombre insuffisant. Pour respecter l’intimité individuelle et le mode de vie personnel il est nécessaire de privilégier les solutions de chambres individuelles, de petits logements individuels adaptés, dispersés ou regroupés en lien avec un accompagnement personnalisé qui permet de maintenir le lien avec la société. Ce lien est un vecteur sur lequel la personne s’appuiera pour construire des petits changements.

Lorsque la personne ne peut pas changer son mode de vie, c’est à la société d’adapter un lieu individuel qui permet de mettre en place des conditions  de vie humaines. Les Mairies devraient être attentives à la situation de leurs concitoyens. Malheureusement ces personnes votent peu et de ce fait, elles ne sont pas prises en considération.

L’Etat, cette année réduit les moyens financiers pour l’hébergement d’urgence ce qui est scandaleux dans un contexte où des milliards ont été avancés aux banques, où l’on donne des millions pour des projets de prestige, démesurés sans intérêt réel…

Il n’y a pas de volonté politique pour prendre en compte le problème des personnes sans hébergement. Les analyses et les réflexions existent sur ce type de problème, mais elles sont ignorées. Des prophètes se lèvent régulièrement, des groupes défendent ces personnes mais les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins.

Dénonçons cette situation et militons pour créer des conditions humaines de vie pour ces personnes « à la rue ».