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Le Réseau Européen : Eglises et Libertés a tenu son assemblée Générale et ses journées de travail à Barcelone du 28 avril au 1er mai 2011 avec des délégués de Grande Bretagne, Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Catalogne, Pays-bas, Autriche, Portugal et de France (Didier Vanhoutte était le porte parole accompagné de quatre autres Français - Parténia 2000, FHEDLES, NSAE-)
Un compte rendu général sera publié dans la lettre des Réseaux des Parvis en novembre prochain.
Il est certain que la laïcité a été au coeur des débats du Réseau Européen :
1. CR et débat sur la décision de la CEDH de débouter les parents Lautsi en Italie sur l'affaire des crucifix dans les écoles publiques, donnant ainsi raison à l'Etat italien et au Vatican.
2. Intervention de l'ancien vice-président de la "Generalitat" de Catalogne le matin de la "journée d'étude" (samedi 30 avril). Il nous a entretenu assez longuement, et en catalan, de la laïcité dans cette province autonome. 3.Toute la question de l'entrée du RE dans Alliance, regroupement un peu issu de la "Plateforme" de Bruxelles.
Intervention de Federico Mayor Zaragoza :
Prise de parole très convaincue et vibrante sur la laïcité en Catalogne (7 millions d'habitants et 300 langues parlées, l'immigration aidant). Lui-même se "déclare" agnostique, et on sent que cela l'oblige à une sorte de surenchère pour prouver que la laïcité catalane n'est pas anti-religieuse. Il dira même que, bien qu'il soit tout à fait favorable à la séparation du politique et du religieux, il considère que ce qui se passe en Catalogne par rapport à la laïcité ne peut pas se comparer au modèle français. Il estime justifié que le gouvernement provincial entretienne des relations étroites avec les diverses religions, et que ce dialogue puisse éventuellement aboutir à une forme de soutien. Il convient de ne pas oublier que la Catalogne est quand même dans le cadre espagnol, et que la situation n'a pas encore abouti à ce qu'est la situation française. Alliance Le débat sur Alliance a beaucoup occupé les esprits. Trop sans doute. Les faits, sauf erreur de ma part: Le Groupe de Coordination du RE, qui gère le réseau entre 2 congrès, avait pris en cours d'année la décision ferme d'entrer dans Alliance. Cette décision a été très mal reçue des Autrichiens, et probablement des Polonais, qui semblent retarder leur entrée dans le RE de ce fait. Les Autrichiens ont été à l'origine de la "Requête" qui a conduit à la création de tout le réseau "Nous Sommes Eglise". Par ailleurs, les relations entre l'Etat et le catholicisme sont dans ce pays très étroites. Comme en Allemagne, l'Eglise bénéficie de l'impôt. Il se trouve que les catholiques "réformateurs" font en fait, malgré tout, très souvent partie du système. Ils sont souvent des "employés" de l'Eglise catholique. Ils sont donc critiques jusqu'à un certain point seulement. Comme Alliance remet en question tout lien officiel entre la puissance publique et les religions, les Autrichiens se disent en fâcheuse posture si le RE entre dans Alliance. Ils remettent même en question leur appartenance. Les débats ont été longs, houleux, répétés. Il a finalement été décidé de remettre la décision d'entrer dans Alliance à l'année prochaine, et de demander à Alliance de revoir certaines définitions de ses statuts. On voit que cela n'est pas simple, puisque le RE avait déjà fait une démarche officielle pour son entrée. Il y eut d'autres moments d'âpres discussions, celles auxquelles a donné lieu la rencontre informelle d'IMWAC. Une fois de plus, ce sont les Autrichiens qui ont créé l'incident en tentant de promouvoir leur initiative "Vatican III", qui reviendrait à rédiger, avant le 50ème anniversaire de la clôture du concile Vatican II (2015), à "récrire" des textes essentiels. Il s'agit bien sûr d'un travail qui serait considérable. Une très forte opposition s'est fait jour entre le représentant autrichien et le représentant/observateur américain, le théologien Anthony Padovano, qui venait faire la promotion de Council 50, qui devrait réunir beaucoup de catholiques (des milliers?) en 2015 à Rome. Une première étape doit avoir lieu à la Pentecôte, en juin, à Detroit, où 1500 participants sont attendus, dont un certain nombre d'Européens. Il a alors été observé que les 2 démarches ne pouvaient pas être menées de front, et que l'une ou l'autre devrait inévitablement s'effacer. On peut pratiquement dire que la cause est entendue, et que Vatican III a "du plomb dans l'aile". Il y a certainement beaucoup d'autres choses à dire. J'en ajouterai quelques-unes. •Une grande nouvelle, une décision très positive, qui n'a pris que quelques instants, tant elle était espérée: Noi Siamo Chiesa a été accueilli comme membre officiel du RE. •Dans la partie tourisme, 2 grands moments, la visite guidée de la Sagrada Familia le vendredi soir, et celle du monastère de Montserrat, haut lieu de la lutte contre le franquisme et de l'esprit de réforme dans le catholicisme, le samedi soir. Le Père Prieur qui nous a reçu n'a malheureusement pas fait mention, dans sa très courtoise intervention en français, de cette dure période. •Nous avons dîné 2 soirs au restaurant. Ce furent 2 grands moment d'amitié, tout à fait à l'image de Esglesia Plural, l'association catalane qui avait excellement tout organisé. Même l'eucharistie partagée le dimanche matin a été un grand moment.
Didier
Voir le site : http://www.en-re.eu
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