Appel : une autre Eglise, Autriche... France... PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Les Réseaux du Parvis   

Appel de prêtres, de diacres, de Laïcs en Autriche, France...

DONNONS LA PAROLE AU SILENCE


Beaucoup de femmes et d’hommes trouvent que l’Eglise revient en arrière, mais ils n’osent pas ou ne peuvent pas s’exprimer. Ils disent : « A quoi bon ? » Nombreux sont les déçus qui s’en vont. Nous voulons donner voix à leur silence.

L’année prochaine, on va commémorer le concile Vatican II : sera-ce pour l’enfermer dans le passé ou pour ranimer son élan ? Il invitait le peuple de Dieu à devenir vivant et responsable. Nous souhaitons que beaucoup de chrétiens puissent s’exprimer librement et être entendus.

Que de questions majeures restées sans réponse : celle de la communion eucharistique des divorcés remariés, celle de l’ordination à la prêtrise d’hommes mariés, celle des paroisses de plus en plus nombreuses sans prêtre, celle du décalage croissant entre la vie actuelle et un langage qui ne parle plus à nos contemporains.

Nous constatons que des prêtres et des laïcs prennent leur liberté par rapport aux prescriptions romaines.

Nous souhaitons que des évêques aient le courage de transmettre des vœux de chrétiens sans les filtrer. Nous attendons aussi d’eux qu’ils réagissent lorsque des intégristes déclarent vouloir revenir dans l’Eglise pour détruire le concile de l’intérieur.

Nous avons été très sensibles aux initiatives des théologiens allemands, de prêtres et laïcs en Autriche, à Rouen, à Strasbourg, à Vannes. Avec eux, nous voulons prolonger le grand acte du concile et être ainsi témoins actifs de l’Evangile, espérance pour notre humanité.

A nous aussi de nous regrouper et d’agir.


Michel BLOCH-LEMOINE, Michel PINCHON, Jean RIGAL, Gabriel MARC, Simone MARC, Thérèse BLOCH-LEMOINE, Michel DREAN, Thérèse JOUBIOUX, Gérard BESSIERE, Jean-Pierre SCHMITZ, Hyacinthe VULLIEZ, Geneviève de GEVIGNEY, Michel MANCIAUX, Geneviève MANCIAUX, Maurice LEROUX, Yves DREAN, Pierre BACHELARD, Evelyne BACHELARD, Christiane BASCOU.


Voulez-vous vous associer à notre appel ?

Veuillez envoyer votre signature avec vos nom, prénom et adresses (postale, téléphonique, mail) selon les indications au verso, à :

Michel Bloch-Lemoine, 14 rue d’Armorique, 56190 Muzillac
Tél. : 02 97 48 66 54   et    06 63 84 09 63
e-mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Pour que nous obtenions le plus grand nombre possible de signatures,
diffusez largement cet appel autour de vous, à vos amis et relations,
par internet ou par photocopie,
et persuadez les d’en faire autant ! Merci !

Vous pouvez nous envoyer votre signature et vos coordonnées selon les indications ci-dessous,  de l’une des façons suivantes :
- 1 - en scannant cette feuille et en l’envoyant par mail,
- 2 - en reproduisant ce questionnaire sur traitement de texte et en l’envoyant par mail,
- 3 - en photocopiant ou recopiant cette feuille et en l’envoyant par courrier postal.

Je déclare souscrire à l’appel « Donnons la parole au silence ». C’est à cet effet que je communique mes coordonnées ci-dessous :

NOM

PRENOM

ADRESSE POSTALE 

TELEPHONE

E MAIL                                                 @

Les personnes adressant leur adhésion par les moyens n° 1 et 3 ci-dessus
pourront apposer leur signature ci-dessous :

SIGNATURE

A transmettre à :
Michel Bloch-Lemoine, 14 rue d’Armorique, 56190 Muzillac
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Appel à la désobéissance

Le refus romain d’une réforme de l’Eglise nécessaire depuis bien longtemps et l’inaction des évêques non seulement nous autorisent, mais nous obligent à suivre notre conscience et à agir de notre propre initiative :

Nous prêtres voulons porter à votre connaissance nos intentions futures :

1)     Nous allons à l’avenir lors de chaque célébration intercéder en vue d’une réforme de l’Eglise. Nous prenons au sérieux la parole biblique : Demandez et vous recevrez. Ce qui compte devant Dieu, c’est la liberté de parole.

2)     Par principe, nous n’allons pas refuser l’accès à l’eucharistie aux croyants de bonne volonté. Ceci s’applique en particulier aux divorcés-remariés, aux membres d’autres Eglises chrétiennes et à l’occasion à ceux qui ont quitté l’Eglise.

3)     Nous allons éviter autant que possible lors des dimanches et jours fériés de faire plusieurs célébrations ou de faire intervenir des prêtres qui sont de passage ou qui sont étrangers à la localité. Il est préférable d’élaborer soi même une célébration de la parole plutôt que d’avoir une liturgie présidée par des acteurs en tournée.

4)     Nous allons à l’avenir considérer qu’une liturgie de la parole avec distribution de la communion est une célébration eucharistique en l’absence de prêtres et la nommer ainsi. Nous remplirons ainsi nos obligations dominicales en cette période de pénurie de prêtres.

5)     Nous n’allons pas non plus respecter l’interdiction d’homélie à des laïcs compétents et formés ou à des professeures de religion. Il est nécessaire en ces temps difficiles d’annoncer la parole de Dieu.

6)     Nous allons aussi œuvrer pour que chaque paroisse ait son propre chef, que ce soit un homme ou une femme, marié ou non, que ce soit sa fonction principale ou non. Il ne s’agit pas de faire des regroupements de paroisses mais de définir une nouvelle image du prêtre.

7)     En conséquence nous allons donc utiliser toutes les occasions pour nous exprimer en faveur de l’accession à la prêtrise des femmes ou des personnes mariées. Et nous les accueillerons en tant que collègues prêtres.

De plus nous nous sentons solidaires de tout collègue qui a dû interrompre ses fonctions parce qu’il s’est marié, mais aussi avec celui qui continue d’exercer en tant que prêtre bien qu’il entretienne une relation. Par leur décision, les uns et les autres suivent leur conscience, comme nous d’ailleurs aussi avec notre protestation. Nous les considérons de la même manière que le pape et les évêques, comme nos frères. Quels sont ceux qui seront nos prochains, nous ne le savons pas. Un seul est notre maître et nous tous devrions, en tant que chrétiens et chrétiennes, être des frères et sœurs. C’est la raison pour laquelle nous nous mobilisons, nous intervenons et nous prions. Amen.

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Prêtres Mariés « Chemins Nouveaux »
ASSOCIATION Membres des Réseaux du Parvis


Déclaration

A l’occasion de leur rencontre annuelle, le 9 octobre 2011 à Paris, les prêtres mariés du groupe « Chemins Nouveaux » et leurs épouses font la déclaration suivante :

Nous entendons en ce moment l’appel de nombreux prêtres en exercice en faveur de l’ordination d’hommes mariés et de femmes, en faveur de ceux et celles qui vivent des divorces, nous entendons l’appel de tous ceux qui aspirent à une parole qui ne soit plus confisquée par l’Eglise institutionnelle.

346 prêtres autrichiens ont fait cette demande, quelques prêtres français déclarent ouvertement soutenir leur démarche. Beaucoup de prêtres et de laïcs, inquiets à juste titre de la baisse de vitalité des communautés chrétiennes et du manque de dialogue dans l’Eglise, soutiennent sans conteste le mouvement.

Nous qui avons fait le pas vers le mariage et continuons à vivre de l’Evangile au service du Seigneur et de nos frères de multiples façons, approuvons cet appel dans le sens d’une fidélité à l’esprit même de l’Evangile et à la tradition apostolique.

Le serviteur que Jésus a voulu, lui, le Fils de Dieu incarné, n’est pas hors du monde, il est dans le monde, messager d’une Bonne Nouvelle et rassembleur des hommes dans l’Amour.

Parce que nous aimons Dieu et nos frères, nous demandons à l’Eglise, à nos évêques, à celui qui est « le premier parmi ses semblables », d’ouvrir leur esprit et leur cœur au souffle de l’Esprit, comme au premier jour de l’Eglise.

L’Evangélisation dans un monde nouveau oblige à des ajustements courageux.

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  A la suite des prêtres rouennais qui ont déjà interpellé les médias, des laïcs engagés prennent aussi position  pour
«une Église qui soit à l'écoute des besoins et des attentes des hommes d'aujourd'hui».

    Pour répondre à ces besoins et ces attentes, ces chrétiens pensent que leur Église doit reprendre les pistes ouvertes il y a 50 ans par le concile Vatican II, dont beaucoup ont été insuffisamment exploitées, voire délaissées. On peut même aller plus loin dans certains domaines.


C'est la Bonne Nouvelle annoncée par Jésus-Christ qui est en jeu.

    Voici donc le texte de cette «Lettre ouverte aux chrétiens du diocèse de Rouen», qui a déjà été signée par une centaine de personnes,
dont la plupart ont des responsabilités dans l'Église et dans la société civile (cf liste  ci-dessous)

    Nous sommes bien sûr prêts à vous rencontrer, si vous le souhaitez, pour un échange plus approfondi.

    Vous pouvez contacter les personnes suivantes:

            Yves Millou:         tél. 06 27 40 08 40 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
            Didier Lacheray:   tél. 06 79 77 03 34 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
            Colette Glück:      tél. 06 88 29 60 91 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
            Henri Couturier:   tél. 06 15 12 69 06 - Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 Cordialement,
 Jean-Paul Dodelin

 Membres actifs (liturgie, catéchèse, animation pastorale, inhumations) des paroisses
    des doyennés de Rouen, de Dieppe, du Pays de Bray, du Pays de Caux.
 Membres de mouvements d'Action Catholique (ACI, ACO, ACF, CMR, JEC, MCR),
    de la Pastorale des Migrants, du mouvement caritatif CCFD-Terre solidaire
 Membres de mouvements professionnels (Mouvement Chrétien des Cadres et
     Dirigeants- MCC, Chrétiens dans l'Enseignement Public), de l'aumônerie d'établissements de santé et de prisons.
 Membres de l'équipe d'animation du Centre Théologique Universitaire et de la Formation Permanente.
 Membres de la Fraternité franciscaine, de l'ACAT, de la Communauté Point 1, d'un groupe Témoignage Chrétien.
 Animateurs et membres de groupes bibliques.
 Membres des Semaines Sociales de Normandie, d'Habitat et Humanisme.
 Membres de l'Aumônerie des forains, de l'Aumônerie des gens de la rue.
 Animation de groupes de handicapés. Actions en faveur des SDF
 Animation d'ADAP, organisation du pèlerinage national de Lourdes.
 Délégués au Synode de Rouen, simples paroissiens, catholiques sans appartenance paroissiale.

Lettre ouverte aux chrétiens du diocèse de Rouen
 
Nous sommes un groupe de laïcs catholiques du diocèse de Rouen qui avons retrouvé, dans l’appel d’un groupe de prêtres rouennais, des questions qui méritent d’être débattues plus largement, et qui concernent la vie de notre Eglise. 

Si nous prenons au sérieux l’enseignement du Concile sur la vocation universelle des baptisés, la situation de nos petites communautés dispersées, le fait qu’il y a davantage de laïcs engagés et formés, capables de responsabilités, il nous paraît urgent de nous engager nous aussi dans cette démarche, en tant que laïcs, pour faire évoluer l' Église catholique à laquelle nous sommes attachés. Celle-ci nous semble trop frileuse et manquer d’audace pour trouver les moyens de répondre aux besoins du peuple chrétien et du monde d’aujourd’hui.

Le Synode a souhaité « la reconnaissance de ministères confiés à des fidèles laïcs pour répondre à la situation actuelle de l’ Église diocésaine » (IV.15). Mais il convient d'aller beaucoup plus loin et plus vite par rapport à ce qui est proposé, afin que laïcs et prêtres soient collectivement  responsables de l’animation des communautés chrétiennes. Celles-ci doivent en effet pouvoir partager partout et toujours la Parole, le Pain et le Vin.
 

On imagine par exemple une communauté urbaine ou rurale, privée d’eucharistie et de partage d’évangile, qui pourrait se réunir, proposer le nom d’une ou deux personnes, hommes ou femmes d’expérience, mariés ou célibataires, pour un ministère au service de la communauté et ce serait à l’évêque de valider cette proposition. Sans nier la valeur du célibat consacré choisi librement par ceux qui envisagent de devenir prêtres, nous souhaitons que l’Église latine réfléchisse dès aujourd'hui à l'ordination de ministres de l'Eucharistie et de la Parole sur des bases plus larges, comme cela se fait dans les Églises orientales et les autres Églises chrétiennes.
 
Nous souhaitons aussi que l’on dynamise fortement l’appel de diacres permanents, trop peu nombreux aujourd’hui, en particulier dans notre diocèse. C’est un acquis de Vatican II insuffisamment exploité actuellement.

Nous souhaitons que l’on reconnaisse à des laïcs baptisés, hommes et femmes compétents,  le droit de faire des homélies, pratique qui s’est répandue avec bonheur après Vatican II et qui est aujourd’hui remise en cause. Beaucoup  y sont préparés par les formations reçues au diocèse.

Nous souhaitons également que l’Église cesse de refuser l’eucharistie aux fidèles divorcés-remariés au nom d’une discipline qui fait souffrir inutilement. Chacun sait d’ailleurs qu’heureusement  de nombreux prêtres, en conscience, s’écartent des directives canoniques.
 
Enfin, il est vital d’établir un vrai dialogue entre prêtres et laïcs, entre chrétiens de tendances différentes, voire opposées, car il est urgent de faire entendre à nos contemporains une parole plus soucieuse de promouvoir une Bonne Nouvelle que d’édicter des règles de morale, dont beaucoup sont incompréhensibles et le plus souvent inappliquées.
 
Nous partageons l’inquiétude de Gérard Bessière, prêtre, qui écrit le 18 octobre 2011 :
 « Des milliers de chrétiens ‘ s’en vont sur la pointe des pieds’ sans être écoutés pendant qu’on recherche longuement un accord avec les intégristes(…). N’assistons-nous pas à l’enterrement discret du concile Vatican II ? »

Oui, nous sommes de ceux qui souhaitent une Église à l’écoute des besoins et des attentes des hommes et des femmes d’aujourd’hui, une Eglise solidaire des pauvres