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Les Actes du Rassemblement "Lyon 2010"Â sont parus.
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Dans les Actes il y a les conférences, la Table Ronde, les comptes rendus d'ateliers, des extraits des feuillets d'esprérance, le Message d'espérance... 80 pages...
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Les 11 et 12 novembre 2010 nous étions plus de 500 personnes venues de la France, l'Italie, le Canada, la Belgique, l'Espagne, la Suisse, le Portugal... au Rasssemblement "2010 à Lyon" organisé par la Fédération "Les Réseaux du Parvis".
Dès le 10 au soir, nous étions 150 pour préparer les différents stands qui ont donné une représentation de notre diversité.Â
250 photos du Rassemblement "2010 Ã Lyon :
http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//partage.mescontenus.orange.fr/n/664-2/share/LNKFlCNs8Tccnj1s4IZAal0QJIpV/
Reportage FR3 Lyon du 12 novembre et le message d'espérance :
http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//partage.mescontenus.orange.fr/n/664-2/share/LNKiaiAajGxrrFFjGnrTtsxwdwUJ/Â
Radio RCF reportage Lyon 2010 :
http://www.orange.fr/bin/frame.cgi?u=http%3A//partage.mescontenus.orange.fr/n/664-2/share/LNKsSHPW3qaryewIgo3y6vZ0hwGU/
Pour voir la vidéo cliquez sur : http://www.wat.tv/video/temps-est-venu-1ere-partie-36z8r_2g01h_.html
2ième partie : http://www.wat.tv/video/temps-est-venu-2eme-partie-36za1_2g01h_.html
                              
De nombreux livres étaient à disposition...
                        
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A l'accueil chacun est écouté...
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La grande tente nous attendait pour le Rassemblement...Â
 
Et le Rassemblement pouvait commencer avec l'accueil de tous, des délégations étrangères et les interventions de Lytta Basset et de Gabriel Ringlet...
 
Quelques réflexions de Lytta Basset :
- La question du sens est posée dans notre vie de femme et d'homme.
Des refus :
- Le refus de l'inauthenticité : ne pas se réfugier derrière "une langue de bois"... Le messager fait partie du message dans sa manière d'être... Pas de "bla, bla, bla"...religieux...Â
- Le refus de l'argument d'autorité : être capable de penser par soi-même... Expérimenter... Vivre en permanence une nouvelle pentecôte où chacun prend la Parole...
- Le refus de l'incohérence : ne pas être en contradiction entre les gestes et les paroles "faites comme je dis mais ne faites pas comme je fais... Refuser les contradictions... Aimer sans dévorer... L'amour de Dieu est inconditionnel, il exige de nous une réponse...
- Le refus du dogmatisme écclésial : nos contemporains veulent du sens et refusent la pensée normative... Le refus de la supériorité du croire... Il est plus important d'être crédible que de se dire croyant... Savoir avouer son non-savoir... Faire le deuil de certaines représentations de Dieu... Accepter le vide de la non-réponse...
- Le refus de valoriser Dieu au détriment de l'être humain : "La gloire de Dieu c'est l'être humain vivant"... L'être humain révèle Dieu... Travailler à devenir davantage vivant... Nommer ce divin qui nous transforme de l'intérieur...
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Le Vivant, le Tout-Autre...Â
- Ne pas rester dans des conceptions stériles, mortifères... Etre vivant jusqu'au bout...
- Faire l'expérience de la transcendance, être précédé par quelqu'un... Quelqu'un qui m'a désiré...
- Dieu, le Souffle, celui qui fait bouger, qui fait sortir des situations mortifères dans un processus de libération...
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 Message d'Espérance - Parvis - Lyon 12 novembre 2010
Il ne suffit plus de se préoccuper du devenir des Eglises, il faut donc prioritairement :
• Examiner l'évolution du monde auquel est destiné le message de l'Evangile.
• Se lever pour lutter contre l'iniquité et la violence inhérentes à cette évolution technique et marchande qui ruine les valeurs constitutives de l'humanité et met à mal la Planète.
• S'engager dans des lieux de solidarité, de désobeissance et de positions alternatives.
• Remettre le monde à l'endroit en donnant la parole aux exclus.
• Laisser les prophètes prophétiser et porter à la lumière ce qui est en train de naître.
Oui, pour nous le message libérateur de l'Evangile est nécessaire au monde :
                                   Il ne peut plus être porté par voie d'autorité.
C'est le temps pour tous, hommes et femmes, d'en être pleinement responsables dans nos sociétés sécularisées.
C'est donc le temps de donner plein essor à nos communautés héritières de Vatican ll pour y vivre le partage authentique de la Parole, des célébrations tissées de nos expériences, et le travail d'actualisation du Message :
                      Une Eglise Autre est possible !
C'est le temps aussi de renforcer publiquement nos réseaux d'humanisme :
                              Un autre monde est possible !Â
                               Le temps vient d'envisager l'avenir
                                 avec la Force et la Jeunesse de l'Esprit
                                         Souffle d'Amour et de Vie
                                              qui recrée le monde.
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                                              Bulletin PAVÉS n° 25  (extraits)
Le Grand Rassemblement des Parvis à Lyon :Â
Le temps est venuÂ
La rencontre de Lyon fut un moment fort de partage, de convivialité, deÂ
réflexion, d’enrichissement. Outre les carrefours, forum des diverses as-Â
sociations et cahiers d’espérance, les conférenciers nous ont enchantés
par leur théologie simple, vraie, ouverte à l’avenir, à l’opposé de toute
idéologie ou recentrement mortifère. Je voudrais me limiter à ces inter-
 ventions en partageant mes notes prises en cours d’exposés. Pour uneÂ
relation de l’événement : www.reseaux-parvis.fr/chretiens-en-liberte/
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Lytta BASSET, philosophe et théologienne protestante, ancienne doyenneÂ
de la faculté de théologie de l’université de Neuchâtel pose la question de
« Dieu, dans les quêtes spirituelles de nos contemporains ?  Â
Pour balbutier quelque chose de Dieu ou sur Dieu, Lytta Basset propose deÂ
se positionner sur cinq refus : l’inauthenticité, l’argument d’autorité,Â
l’incohérence, le dogmatisme ecclésial, la supériorité du croire, laÂ
valorisation du divin au détriment de l’humain.Â
L’inauthenticité : Dieu ne veut rien dire si celui qui en parle utilise laÂ
langue de bois. Cela semble tellement évident ! Cependant, la langue deÂ
bois est largement utilisée à tous les étages et échelons de nos institutionsÂ
ecclésiales. C’est comme si la théologie évoluait en circuit pré-imprimé etÂ
fermé. En réalité, ce genre de discours se réduit à du "blabla religieux".Â
Comment l’éviter ? En conjuguant ce premier refus à ceux qui suivent !Â
L’argument d’autorité : l’important est de pouvoir communiquer
 des choses qui nous transforment. C’est une question de vie, ou de
survie ! Refuser l’argument d’autorité, c’est vouloir penser par soi-même et
expérimenter.Â
L’incohérence : être cohérent, c’est conjuguer le "faire" et le dire" ! Il
 nous faut donc absolument refuser tout discours qui se distancie d’un agir.Â
« Faites comme je dis, mais pas comme je fais » est une sentence qui a laÂ
vie dure, mais qui n’est porteuse de rien !
Dans cette exigence de cohérence, il y a aussi une exigence holistique :Â
l’être humain doit être considéré comme un tout, corps et âme. Le corps
n’est pas à la traîne de l’âme, les réalités charnelles comme les réalitésÂ
spirituelles font un tout.Â
Le dogmatisme ecclésial : il n’a aucun sens, car une adhésion "les yeuxÂ
fermés" diminue l’humain.Â
La supériorité du croire : elle est aussi à bannir. Mais le vocabulaire nousÂ
piège. On parle du "croyant" et du "non-croyant", comme si la norme étaitÂ
le croyant ; comme si l’un était de l’ordre du positif et l’autre de l’ordre du
négatif. Mais ceci n’est pas un simple jeu de mots ! « Reconnaître qu’on neÂ
sait pas » rend crédible !
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La valorisation du divin : elle est inacceptable au détriment de l’humain.Â
La gloire de Dieu, disait saint Irénée, c’est l’être humain vivant. MaisÂ
encore faut-il comprendre ce que signifie "la gloire de Dieu" ! Étymolo-Â
giquement, la gloire est ce qui "donne du poids" ! Donc, ce qui donne duÂ
poids à Dieu, c’est l’être humain vivant !
Si nous ne nous appuyons pas sur ces cinq refus, nous développerons desÂ
représentations stériles de Dieu.Â
La première est celle du Dieu coupable qui fait dire à Job : « Est-ce bien,
pour toi, de me faire violence, d’avilir l’œuvre de tes mains et de favoriser
les desseins des méchants » (Job 10, 3) ?Â
La deuxième est celle du Dieu pervers, le surveillant qui cherche à dénicherÂ
la faute, qui « fait une enquête sur le péché » (Jb 10, 6). Il est important deÂ
signaler ici que ce sont les "blessures d’Église", celles qui ont été perpé-Â
trées par des gens d’Église, qui déteignent le plus sur la perception que l’onÂ
se fait de Dieu.Â
Il y a aussi le Dieu absurde et contradictoire : « Tes mains m’ont façonné ;
puis, te ravisant, tu voudrais me détruire » (Jb 10, 8).
Il y a enfin le Dieu
 tout puissant, El Shaddaï. En réalité, l’étymologie du mot El Shaddaï nousÂ
renvoie à celui qui dit : « Assez, ça suffit ! » El Shaddaï est celui qui en aÂ
assez d’être considéré comme un potentat. Ceci nous renvoie à l’expérienceÂ
de Jacob qui a combattu durant toute une nuit, au gué du Yabboq. L’AngeÂ
de Dieu ne peut le vaincre et lui dit : « Tu as été fort contre Dieu » (Gn 32, 29). Et Jacob d’affirmer : « J’ai vu Dieu face à face ».             Â
Mais qui donc nous fera connaître le Dieu Vivant ?
Lytta Basset nous parle
 d’une expérience irréductible, celle de Jésus, susceptible de toucherÂ
chacune et chacun. Jésus se sent envahi par quelque chose de tellement plusÂ
grand que lui, par quelqu’un qu’il appelle "Mon Père". Cette relation neÂ
passe par aucune institution, qu’elle soit juive ou chrétienne ; il s’agit d’une
relation immédiate, sans intermédiaire, qui permet de prendre conscience etÂ
de dire : "Je viens de quelqu’un" !Â
Et puis, il y a aussi la vie, notre vie, faite
 de joies et de souffrances. Si la vie fait connaître des souffrances, les traverser et rester debout (tout le contraire de la résignation) peut dire quelqueÂ
chose de la présence de Dieu. Jusqu’à quel point Dieu souffre-t-il de la
souffrance humaine ? Il est comme un père ou une mère qui peut mourir
dans son enfant qui meurt !Â
Lytta Basset conclut : « La grande affaire, c’est croire que Dieu me veut duÂ
bien. L’enfer, c’est le mensonge sur Dieu, surtout parce que c’est le men-Â
songe sur l’être humain.              Â
           ***
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Gabriel RINGLET nous introduit à une Spiritualité avec ou sans Dieu.Â
Il commence par souligner l’urgence d’illuminer la pesanteur. Il s’agit
d’oser descendre dans le noir, pour le travailler, et lui faire exprimer uneÂ
lumière qu’on ne pressentait pas.Â
Avec de nombreux exemples d’artistes, d’écrivains, de poètes, il nousÂ
emmène vers une spiritualité « avec Dieu, mais sans chapelle ». Car,Â
comme le dit André Comte-Sponville : « La spiritualité est tropÂ
fondamentale pour la laisser aux intégristes, et la laïcité est tropÂ
fondamentale pour qu’on l’abandonne aux anti-religieux ».
Gabriel Ringlet nous propose un chemin de spiritualité par un travail de
sculpture, de transfiguration, de célébration.
Pourquoi sculpter ? Parce que la spiritualité n’est pas une simple occupa-Â
tion comme un hobby. La spiritualité humanise, elle fait habiter à l’inté-Â
rieur de soi, elle est un travail d’artiste, d’artisan, de sculpteur. À chacun de
voir si le sculpteur devient ce qu’il sculpte, si le priant devient ce qu’il prie ?Â
Pourquoi transfigurer ? Gabriel Ringlet fait référence à la fameuse greffe duÂ
visage, pratiquée par des chirurgiens français et belge. On peut bien sûr
s’extasier devant une prouesse technique et chirurgicale, mais elle est avantÂ
tout et surtout une "promesse d’humanité " !
Pourquoi célébrer ? Parce qu’il faut "donner corps" au spirituel, parce qu’il
faut donner à l’humanité plus d’humanité, parce qu’il faut rompre avec leÂ
faux sacré et l’idolâtrie, parce qu’il faut conjuguer raison et émotion.Â
Tout ceci invite à la liberté, car « la foi qui ne conduit pas à la libre penséeÂ
est une foi morte », disait Érasme. Le vrai spirituel pourrait se dire en uneÂ
proposition très simple : « Plus il sait, plus il fouille. Plus il croit, plus il cherche. »Â
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Denis PELLETIER, directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Étu-
des, membre de l’Institut Européen des sciences des religions, s’interroge
sur Le christianisme et les fondements de la vie commune. 1980-2010.Â
L’après 1968 peut se lire à travers un double constat : d’une part, Dieu s’estÂ
effacé des sociétés contemporaines, d’autre part, il y a du religieux partout.
Se référant à un article d’Habermas, Denis Pelletier pose une question quiÂ
interpelle : « Comment ne pas laisser un problème comme celui de laÂ
fécondation in vitro aux mains du seul libéralisme ? » Il ajoute qu’il y a
peut-être des pistes à approfondir dans la réflexion chrétienne à conditionÂ
que celle -ci se fixe des limites et qu’elle les respecte. La première desÂ
limites est de reconnaître qu’elle n’est pas détentrice de la vérité et qu’elleÂ
aurait donc à convertir les autres.Â
Poursuivant la réflexion, il constate que la distinction ne se situe plus entre
privé et publique, mais entre intime et politique. Or, la distinction diminue !Â
En effet, le politique est amené à légiférer sur l’intime, que ce soit à proposÂ
du genre (rapport homme-femme, violence conjugale...), de la familleÂ
(pacs, homosexualité, monoparentalité), de la vie ou de la qualité de la vie
(procréation, FIV, IVG, euthanasie...). Devant cette constatation, il y aÂ
deux lectures possibles. Une première consiste à dire que le religieux perd
du terrain, au grand dam des uns et au grand bonheur des autres. UneÂ
seconde consiste à dire que le politique se retrouve en face du religieux,Â
qu’il voulait détrôner.Â
Mais la question centrale reste celle de la place de Dieu dans un tel con-Â
texte sociologique. La réponse n’est pas évidente, au point d’être du côté deÂ
la faiblesse, de « la faiblesse de croire » selon Michel de Certeau, pourÂ
collaborer à un plus d’humanité.                 Â
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Raphaël PICON, doyen de la faculté libre protestante de Paris, termine laÂ
série d’exposés en abordant la question : Pour aujourd’hui, quel Dieu ?
Trois convictions traversent son témoignage : la foi hors frontières, la véritéÂ
de Dieu nous dépasse, elle est liée à notre humanité.
Il est du devoir de chacune et chacun de dire quel est son Dieu, de témoi-Â
gner de sa foi et de ses convictions, car la foi est l’expression de la liberté,Â
elle est une expérience singulière qui peut se vivre hors frontièresÂ
ecclésiales.
La vérité de Dieu nous dépasse. Tout discours théologique est relatif carÂ
Dieu est toujours au-delà de ce que nous pouvons en dire. Il faut refuser
tout esprit d’orthodoxie, c’est-à -dire toute affirmation en fonction de critè-
res préétablis. Mais ce refus impose un travail sur soi pour libérer Dieu des
carcans dogmatiques. C’est toute la dynamique du provisoire théologiqueÂ
qu’il faut accepter !
Enfin, Dieu est lié à notre humanité. Le divin ne peut se dire qu’à travers
l’humain. Si Dieu est avec, Dieu doit "faire avec". Dieu doit composer avecÂ
l’humain, se laisser transformer par l’humain. Il faut donc bannir toute idée
d’omniscience, d’omnipotence, d’omniprésence. Dieu a besoin de l’hu-Â
main, car son projet d’humanisation ne peut se faire qu’avec l’humain.Â
Toute l’histoire de la Bible le montre : l’Écriture est avant tout une conver-
sation entre Dieu et l’humain, conversation tantôt brisée, tantôt renouvelée.Â
Raphaël Picon termine par cette parole d’un Soufi, citée par de Lubac :Â
« Les religions sont
 comme des feuilles
 que l’homme utilise
 pour cacher sa nu-Â
dité devant Dieu. »Â
Et de conclure :Â
« Le temps n’est-il
 pas venu pour l’homme d’enlever
 ces feuilles pour
 réengendrer DieuÂ
en lui ? »Â
Philippe LIESSE
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*PAVES Objectifs :Notre proposition ou « Charte »
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POUR UN AUTRE VISAGE D’ÉGLISE ET DE SOCIÉTÉ (P.A.V.É.S.)
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P.A.V.É.S. est un réseau qui relie des groupes de catholiques réformateurs en Belgique francophone, tous engagés pour plus de liberté, d’ouverture et de justice dans l’Église et dans la Société.
Le réseau PAVÉS puise ses références dans la Bonne Nouvelle de Jésus et dans les Droits Humains.
Considérant que la fonction des Églises est de promouvoir la liberté, la dignité de la personne, la solidarité et la justice, le réseau PAVÉS veut contribuer activement à la réalisation des objectifs suivants :
-         diffuser une parole libératrice : en mettant l’accent sur l’autonomie de la personne, sur la liberté d’opinion et la responsabilité de chacun(e), sur l’attention aux réalités vécues par les gens.
-         mettre en œuvre des fonctionnements démocratiques et participatifs : par une attitude de service, à l’inverse de toute attitude autoritaire ou arbitraire et par l’égalité de tous (femmes et hommes, laïcs et clercs).
-         développer la solidarité et l’engagement avec les plus faibles, particulièrement en luttant contre toute exclusion (sociale, ecclésiale ou autre).
-         apprécier les acquis positifs de la modernité, et en particulier ceux des sciences et des sciences humaines.
-         être conscient que tout progrès requiert des changements économiques, politiques, sociaux et culturels.
-         convaincre que la vérité sera toujours objet de recherches plurielles et qu’elle se dévoile en lien avec la culture dans laquelle nous vivons.
-         restaurer la fidélité à l’Évangile et appeler à cette cohérence l’Église catholique et ses responsables.
-         pratiquer le dialogue œcuménique, inter-religieux et avec les non-croyants.
-         assumer et critiquer la fonction sociale, politique, économique de l’Église et favoriser une séparation claire, visible et officielle entre l’Église et l’État.
-         relier entre eux ceux qui aspirent à ces objectifs.
Afin d’être plus efficace dans la poursuite de ses objectifs, le réseau PAVÉS noue des contacts et engage des collaborations aux niveaux national et international. Il s’inscrit ainsi dans le réseau européen Église et Liberté et dans le réseau international I.M.W.A.C. (International Movement We Are Church).
PAVÉS ne souhaite ni rupture, ni Église parallèle mais croit au dialogue, au débat, aux gestes significatifs et aux pratiques prophétiques dans la façon de vivre les problèmes de notre temps.
                                                                                           8 octobre 2005
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PAVES fait partie comme la fédération d es réseaux du Parvis du réseau européen ÉGLISE ET LIBERTÉ
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