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Humanistes croyants 35
Qu’exprime ce titre ? Il est le résultat d’une réflexion menée sur plusieurs années par une équipe de prêtres avec échanges divers et nombreux dans l’optique de « ré-unir » ceux qui prenaient leur distance « avec tout cela ». Nous qui avons été au service des communautés chrétiennes et qui poursuivons notre engagement sommes blessés par l’immobilisme des dirigeants devant le délaissement de la majorité des chrétiens. Nous constatons deux mondes tournant sur eux-mêmes sans se féconder. Jusqu’à ces dernières décennies, les religions détenaient le pouvoir sur les groupes humains. L’humain était au second plan. Sur plusieurs siècles l’humain s’est affirmé au point de marginaliser progressivement les religions, voire de suspecter leurs dogmes et prescriptions.
Une position juste ? La foi nous fait dire qu’en Jésus-Christ Dieu s’est fait homme. Ne serait-ce pas dans l’humainque nous sommes appelés à trouver Dieu ? Nous sommes parvenus à le penser et à le tenter. D’où notre nom : « humanistes croyants ». Nous avons regardé le monde actuel et nous avons été frappés par des positions, des engagements, des options qui ont le goût de l’Évangile. Nous avons été amenés à faire une lecture de foi à partir de ces réalités.
Dans des positions, des réalisations, nous avons trouvé une consonance avec l’Évangile auprès de tout type d’individu, de race, de religion, de nation.
Pourquoi notre position : humanistes croyants ? L’Église s’est reconnue très tôt comme une Directrice d’humanité, imposant de suivre ses commandements de « Dieu » alors que la participation libre aurait demandé un rôle d’animatrice et non pas de directrice. Elle a donné plus d’importance au ciel qu’à la terre, d’où les excès commis. Il y aurait eu inflation du concept de « maîtresse de vie » au bénéfice de sa puissance.
Un mouvement d’émancipation de cette tutelle s’est levé. Son message n’est pas pris en considération, ceux qui l’écoutent ne sont pas sans « juger » de ses propos. Elle n’est plus pour la majorité aujourd’hui « sacrée » dans son message et son action. Qui plus est d’aucuns assez nombreux se permettent de douter de sa conformité au Christ. Nous vivons aujourd’hui la revanche de l’humain sur le religieux, du naturel sur le surnaturel, des laïcs sur le clergé.
L’Évangile a pris le pas sur les positions de l’Église actuelle. En conséquence, pour assurer son rôle visà - vis de l’Humanité, l’Église doit se recomposer à deux niveaux. En interne, à former une Église « communauté démocratique » associant tous les membres humanistes croyants. En externe, compagnons et frères des humains s’associant pour apporter leur concours au développement d’une humanisation.
Contact : Joseph Navarre, 12 cours Kennedy, 35000 Rennes,
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, 06 87 01 26 29
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