Le texte ci-joint n’est qu’un commencement ! Chacun.e de nous, chacun de nos groupes, est appelé à s’en emparer, à le diffuser, à l’enrichir par des mots ou par des actes.

Le chemin se fera en marchant

 

Nous sommes conscients du désastre qui s’étend dans l’Eglise catholique et qui nous concerne tous :

  • Révélations d’abus sexuels, d’emprises spirituelles et psychologiques
  • Violences dans des institutions catholiques provoquant la mort de milliers d’enfants
  • Scandales financiers au Vatican
  • Reprise en main de nombreuses paroisses par des prêtres qui mettent en œuvre une pastorale de restauration identitaire fondée sur une « tradition » sacralisée
  • Persistance et même développement du cléricalisme à tous les échelons de l’institution
  • « Evangélisation » assimilée à l’inculcation du catéchisme et d’une morale source d’exclusions

Nous considérons de notre responsabilité de baptisés de prendre la parole haut et fort, depuis les Parvis où nous nous rassemblons, quelle que soit notre situation par rapport à l’institution catholique.

Nous n’attendons aucun changement significatif tant que le cléricalisme restera le mode de fonctionnement de l’institution catholique. L’expérience des synodes précédents (sur la famille par exemple) nous a montré que la parole des laïcs est « filtrée » par l’institution qui n’en retient que ce qui l’arrange.

Nous sommes convaincus  que l’Evangile n’appartient pas aux clercs mais à tous les baptisés. Nous sommes toutes et tous responsables de le faire vivre dans le monde actuel et nous voulons prendre la parole et agir dans le plein exercice de cette responsabilité. Sans prise en compte réelle et sincère de la parole et du témoignage des laïcs, l’Eglise perdra la confiance des femmes et des hommes d’aujourd’hui.

Nous saluons le courage serein des catholiques allemands, qui s’engagent dans des chemins synodaux et posent des actes significatifs (bénédiction de couples de même genre, prédications assurées par des femmes)  sans demander de permission à la hiérarchie de l’Eglise. Nous leur redisons notre pleine solidarité. Ils vivent la plénitude du message de Jésus, qui a su parler aux gens autour de lui, mais aussi les écouter et se laisser toucher, notamment  par l’audace des actes et des paroles des femmes.

Ici en France, nous expérimentons déjà, dans nos groupes et communautés, des manières de vivre, de nous engager et de célébrer en liberté et dans la confiance mutuelle. Nous sommes prêts à en témoigner, non pour nous donner en exemple, mais pour échanger fraternellement avec tous ceux et celles qui cherchent à construire des communautés ouvertes et accueillantes à tous.

Le défi d’un chemin synodal est surtout la conquête de notre liberté de croyants, en référence à la liberté du Christ Jésus, qui était lui aussi sur les Parvis.

Le mot synode signifie « chemin ensemble ». Redonnons à ce mot de chemin tout son sens dynamique : il s’agit de se mettre en route et d’aller ailleurs, et pour cela il faut d’abord accepter le risque de sortir !

Fédération des Réseaux du Parvis

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