Résistances au rejet de l’étranger.

Lancés en octobre 2007 à Toulouse par les frères franciscains, les cercles de silence sont aujourd’hui plus de 160 ; leurs participants, issus de tous horizons, se réunissent chaque mois pendant une heure, dans le silence, pour « éveiller et réveiller des consciences sur des événements qui détruisent ce qu’il y a de plus précieux dans l’être humain : son humanité. Le silence n’est pas seulement une stratégie pour se faire entendre, mais un chemin de transformation : il permet à toute personne de s’y joindre, en dehors des mots vides ou qui séparent ; il permet à des citoyens jusque-là très éloignés de tout engagement et de toute revendication sociale de faire un premier pas ; il sert également de préparation intérieure à des formes plus radicales d’engagement. Des propositions concrètes faites à l’issue des Cercles de silence (pétitions, accompagnement au tribunal etc.) aident les participants à concrétiser la force et la clarté trouvés dans le silence vécu en commun ».
(pour en savoir plus : http://www.francicainstoulouse.fr).

Le réseau Chrétien-Immigrés de Paris s’est constitué depuis l’année 2000 autour d’une quinzaine de paroisses de Paris et de mouvements proches (Cimade, CCFD…), à partir de la communauté parisienne de Saint Merri, qui avait lancé une réflexion pour un changement de regard sur les personnes « sans-papiers », au moment de leur irruption sur la scène publique. Il a double objectifs : le premier est de sensibiliser les communautés chrétiennes, et au-delà l’opinion publique, aux grandes difficultés vécues par les immigrés et leurs familles installés chez nous en quête d’un titre de séjour, et condamnés à vivre en permanence la peur au ventre dans la crainte d’une expulsion ; le second est d’aider concrètement les sans-papiers dans leur cheminement d’insertion.
(pour en savoir plus :http://imguion.free.fr).

Le mouvement des « amoureux au ban public », qui revendique le droit des couples mixtes à vivre en famille et leur refus d’être systématiquement suspectés et contrôlés, est né à Montpellier, sous l’impulsion de la Cimade ; il est devenu en quelques mois un mouvement citoyen national implanté dans une vingtaine de villes.

(pour en savoir plus : http://www.amoureuxauban.net).

Le CCFD : un réseau de militants.
Le militantisme bénévole est consubstantiel au CCFD au même titre que son partenariat avec les organisations du Sud ; ces militants (28 mouvements et Services d’Eglise, un réseau d’un millier d’équipes locales et de plus de 15 000 personnes) ont en commun leur capacité d’indignation devant l’injustice, la pauvreté, les inégalités. La très grande majorité d’entre eux sont engagés dans plusieurs combats : ils sont membres d’un syndicat, d’un parti politique, d’une association de lutte contre les exclusions en France.
Ils sont animés par un certain nombre de motivations et de valeurs. Lutter contre les causes de la pauvreté et non contre ses conséquences. Pratiquer le partenariat, qui rompt avec « l’assistantialisme » et le développement vu comme un transfert de technologie du Nord vers le Sud. Sensibiliser l’opinion publique française aux conséquences néfastes d’une mobilisation essentiellement centrée sur la finance et le commerce.
(pour en savoir plus : http://www.ccfd.asso.fr).

C’étaient là quelques pistes pour rencontrer des « cathos », qui ne se disent pas nécessairement « de gauche », qui ne sont pas tous septuagénaires et qui veulent « changer le monde ».
Lucienne Gouguenheim.

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